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Importations ukrainiennes : un accord de principe qui divise les filières françaises

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Depuis l’annonce de l’accord de principe entre l’UE et l’Ukraine sur la révision de l’accord de libre-échange, la Commission européenne a dévoilé, le 4 juillet, les détails concernant les nouveaux volumes des contingents tarifaires. Des montants qui sont loin de faire l’unanimité dans le secteur agricole, notamment en France. L’AGPB (producteurs de blé, FNSEA), de son côté, salue « une avancée importante pour mieux protéger les céréaliers européens ». L’augmentation limitée du contingent (+30% par rapport à l'accord 2016) est moindre mal pour l’association, « sachant que les trois années précédentes voyaient affluer plus de 6 millions de tonnes ! ». Outre les volumes, l’AGPB se félicite de l’alignement progressif de l’Ukraine sur les normes de l’UE mais surtout de la présence d’une clause de sauvegarde. En revanche, le son de cloche est différent à la CGB (betteraviers, FNSEA). Le syndicat français dénonce une un volume de contingents toujours trop important pour la filière sucrière européenne. « La pilule est amère », avance Guillaume Gandon, vice-président de la CGB, « ce volume de 100 000 t est cinq fois supérieur au volume autorisé avant la guerre ». Et d’ajouter : « C’est l’équivalent de la production d’une sucrerie de l’UE. »