Selon des indicateurs publiés le 31 mai par l'Insee, la hausse des prix, qui a atteint durant l'année écoulée des niveaux inédits en près de quarante ans, frappant les ménages directement au portefeuille, marque une accalmie. Les prix ont continué à augmenter sur un an en mai, de 5,1%, mais moins fortement que les mois précédents (5,9% en avril et 6% en début d'année), selon l'Insee. C'est un point bas depuis avril 2022. A l'origine du choc inflationniste en 2022, les prix de l'énergie ont enregistré un sérieux coup de frein (2%), tandis que ceux de l'alimentation, devenue le principal moteur de l'inflation, ont continué de ralentir à 14,1% sur un an, après avoir atteint un maximum en mars à 15,9%, puis baissé une première fois à 14,9%. En valeur absolue, l'indicateur des prix alimentaires à la consommation est toutefois à son plus haut niveau depuis un an. Selon le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, il est «très probable que nous ayons passé le pic» d'inflation. La consommation, qui est l'un des principaux moteurs de la croissance, a accentué sa baisse en avril. Elle a chuté de 1%, après -0,8% en mars et -0,3% en février, du fait d'une moindre consommation en énergie comme en produits alimentaires.
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