Alors que le ministère de l’Agriculture du Brésil a annoncé le 22 mai la désinfection d’un unique foyer d’influenza aviaire, les embargos de différents pays importateurs sur l’ensemble du pays pèsent sur un tiers des exportations du premier fournisseur mondial en viandes de volaille, selon une note de l'Itavi (institut technique) publiée sur LinkedIn le 22 mai. Ces embargos totaux, dont ceux des deux premiers clients que sont la Chine et l’UE, équivalent à une perte mensuelle estimée à 265 millions d'euros (M€) et 150 000 t de produits (sur la base des quatre premiers mois de 2025). L’embargo de l’UE correspond à 65 M€ et 22 000 t. À ces embargos totaux s’ajoutent les embargos partiels du fait d’accords de régionalisation avec le Japon, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite, etc., qui représentent 29 % des exportations brésiliennes de poulet de 2025. Le ministère a mis en marche le compte à rebours des 28 jours au bout desquels, sans nouveau foyer, le Brésil pourra se déclarer à nouveau indemne d’influenza aviaire en vertu des protocoles internationaux. Il précise que, dans un rayon de 10 km autour du foyer de Montenegro (Rio grande do Sul), un total de 540 établissements ruraux ont été inspectés, dont deux élevages avicoles professionnels.
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