Alors que l’épizootie d’influenza aviaire se stabilise en France, la coopérative Maïsadour appelle, dans un communiqué du 30 mars, à «anticiper dès à présent les mesures de biosécurité nécessaires à reconduire pour l’hiver prochain». Le groupe du Sud-Ouest suggère de s’inspirer de «l’expérience réussie» des mesures du plan Adour et d'«étudier la possibilité de leur extension à d’autres régions du pays». Une allusion aux Pays de la Loire, qui envisagent de s’inspirer du plan Adour après deux épisodes dévastateurs en 2022. Principale mesure de ce plan appliqué dans les quatre départements du Sud-Ouest: un vide sanitaire synchronisé (aucun palmipède présent) dans les 68 communes les plus denses entre le 15 décembre 2022 et le 15 janvier 2023. Avec 20 foyers d’influenza en février 2023, contre 331 un an plus tôt (-95%), cette stratégie d’initiative professionnelle a été «une réussite incontestable», estime Maïsadour. Et de rappeler que la filière avicole attend toujours le soutien financier promis par l’État. «Chaque crise aviaire coûte en moyenne 300 millions d’euros à l’État, or l’application du plan Adour coûte 10,7 millions d’euros» (contre 12 M€ initialement prévus), fait valoir la coopérative.
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