Dans le cadre du Label bas carbone (LBC), qui existe depuis six ans et concerne surtout les secteurs forestier et agricole, « les projets sont historiquement financés par des entreprises françaises de tailles et de secteurs variés, dans une logique de contribution carbone volontaire », et cette demande reste « fragile », résume le think tank I4CE le 2 juin, dans son bilan du LBC. « Ces financeurs paient en moyenne 35 €/tCO2 », soit « plus de quatre fois plus que les prix du marché international », et « le LBC reste attractif [malgré] la baisse du marché volontaire mondial, en partie liée à une crise de confiance ». S’ajoutent les financements réalisés dans le cadre d’une obligation de compensation. « Une demande réglementaire a émergé depuis 2022 suite à la loi Climat et résilience », relèvent les auteurs, « principalement de la part des compagnies aériennes opérant des vols domestiques, pour un prix moyen de 30,7 €/tCO2 ». Une demande qui pèse pour « 40 % à 80 % des préfinancements de projets et structure donc le marché ». Malgré tout, la demande « notamment d’origine volontaire », reste « fragile », « particulièrement pour les projets agricoles » car ils « cumulent un prix à la tonne de CO2 plus élevé et un narratif moins séduisant que les projets forestiers » ; par ailleurs, « ils peinent également à mobiliser l’aval de leur chaîne de valeur ».
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