«L’année 2023 sera pire que 2022» pour les producteurs de lait bio, pressent le président de la FNPL (producteurs de lait, FNSEA) Thierry Roquefeuil qui s’exprimait à l’occasion d’une conférence de presse, le 28 février, au Salon de l’agriculture. La hausse des prix en rayon pourrait accentuer la baisse de consommation de produits laitiers bio, tandis que la collecte devrait rester stable. Ce qui fait dire au syndicat que les déclassements (lait bio vendu comme du lait conventionnel) vont «continuer à croître» alors même que les cours mondiaux des ingrédients laitiers sont «en chute libre». «Le déclassement pourrait coûter plus cher aux opérateurs d’ici mi-2023» et ces derniers «pourraient ne pas pouvoir maintenir le prix du lait bio», analyse la FNPL. «Vous ne pouvez pas nous laisser en rase campagne dès qu’il y a des difficultés», a déclaré Thierry Roquefeuil à l’attention des pouvoirs publics. «Le politique n’est pas au rendez-vous sur la bio», poursuit-il, alors que le gouvernement vient d’annoncer une aide de 10 M€ toutes filières confondues, en deçà des attentes. Le syndicat insiste sur la nécessité d’un soutien de l’État pour traverser la crise. «Si les producteurs continuent de se déconvertir, voire d’arrêter le métier, on va manquer de bio à nouveau dans deux ou trois ans», alerte Thierry Roquefeuil.
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