L’Anses a publié le 7 juillet une note concernant l’encéphalite à tiques (TBE), maladie virale transmise par une tique du genre Ixodes, concernant les animaux et les humains. Cette pathologie « suscite une préoccupation croissante en France » souligne l’Anses. Depuis 2020, des cas humains liés à la consommation de produits au lait cru, un mode de transmission jusque-là non observé dans l’Hexagone, ont été signalés. La zone de prévalence, l’Est de la France, a tendance à s’étendre. Le lait cru de chèvre semble présenter plus de risque de transmission que les produits laitiers d’autres animaux. Le lait cru est contaminé car les animaux ont été piqués par des tiques porteuses du virus. Les humains peuvent être aussi contaminés en étant piqués par des tiques infectées. Les infections humaines sont peu nombreuses, mais « les conséquences sur la santé peuvent être graves et entraîner des séquelles à long terme. » Face à ce constat, l’Anses émet des recommandations : améliorer la surveillance du virus notamment auprès des chèvres et des vaches ; limiter l’exposition aux tiques des ruminants comme les chèvres ; pasteuriser le lait dans les situations d’urgence et mieux informer la population générale et les travailleurs exposés.
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