Dans une étude commandée par les collèges du Cniel, présentée le 5 février, la Fnil (industriels) a expliqué comment se distribuait, segment de marché par segment de marché, le différentiel de valorisation du lait entre la France et l'Allemagne, où le prix aux producteurs est supérieur. L’étude, qui ne fait pas mention des coûts de transformation des laiteries, se base sur un prix du lait sur 9 mois de 2025 à 470 euros/1000 litres en France et 520 euros/1000 litres en Allemagne. 15 à 20 euros de différence viennent d’une meilleure valorisation auprès des grandes surfaces, et 10 à 15 euros s’expliquent par le segment des fromages. Vient ensuite une meilleure valorisation à l’export (10 à 15 euros). Enfin, 5 à 10 euros restent inexpliqués ; une hypothèse étant une volonté des laiteries d’assurer la pérennité des élevages situés autour d'elles. En septembre 2025, la Fnil avait présenté une étude réalisée par le Banque de France montrant que les industries laitières françaises obtenaient un résultat net particulièrement faible, de l’ordre de 1,1 % en 2024 et en baisse continue depuis 2020, bien loin derrière le résultat net des industries agroalimentaires à 3%. La FNPL (éleveurs, FNSEA) reproche régulièrement aux industriels laitiers français leur manque de compétitivité comparé à leurs collègues allemands, avec pour conséquence un prix du lait payé aux éleveurs moins élevé.
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