Dans le cadre des Conférences de la souveraineté alimentaire lancées par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard en décembre, l'interprofession laitière a fait part de ses attentes. Selon un document de synthèse du Cniel consulté par Agra, la filière veut des « investissements nationaux et régionaux plus dynamiques et ciblés, notamment des aides éligibles par site » et « un grand plan d’investissement public » pour s’engager dans la transition de la production et de la transformation. Pour l’interprofession, un soutien public est nécessaire pour adapter les bâtiments et le stockage de fourrages, moderniser les sites de transformation et mettre en œuvre la dématérialisation des passeports bovins et la généralisation des boucles électroniques. Sur l’administratif, la filière veut « un allègement de la charge administrative et une réduction drastique des délais d'instruction (ICPE, permis de construire, gestion de l'eau, etc.) », ainsi que le rejet de la création d’un cadre règlementaire relatif au transport des animaux vivants. Il faut aussi « œuvrer à l’application harmonisée des règles européennes actuelles ». Autre demande : maintenir les bovins en dehors du champ d’application de la directive IED, dans le cadre de la révision de la règlementation attendue pour 2026.
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