Dans une lettre ouverte le 3 février, l’AOPn française des producteurs de légumes pour la transformation (Cenaldi) et l’Organisation agricole flamande (Boerenbond) s’élèvent contre les demande de baisses de tarifs -jusqu’à 10% - demandées dans le cadre des négociations commerciales. Autre signataires de la missive : la coopérative belge Ingro et l’union transnationale de trois coopératives (Vegras, Apligeer, Agoris France). «Si l’indice des prix d’achat des moyens de production se stabilise, il ne reflète pas l’ensemble des charges des exploitations qui, elles, poursuivent leur progression », est-il expliqué. Raréfaction des moyens de protection, difficulté d’accès à l’irrigation, poids des contraintes réglementaires sont les principales raisons affectant les coûts avancées par les producteurs, avec les salaires et d’autres frais (coûts d'assurance, comptabilité, etc.). « Nous ne comprenons pas qu’on nous demande d’évoluer dans nos pratiques et d’investir sans nous accorder les moyens financiers nécessaires pour le faire et reconnaître notre travail », précisent les signataires. Et cela dans un contexte où la demande industrielle en volume, déjà en forte baisse en 2025, s’annonce à un niveau historiquement faible pour la campagne 2026.
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