L’export de blé et maïs ukrainiens devrait être nettement inférieur aux prévisions d’avant le début de la guerre, a indiqué le 9 mars le ministère américain de l'Agriculture (USDA). En blé, l'USDA table désormais sur 20 Mt (-4 Mt par rapport à février) livrées par l’Ukraine en 2021-22, «car le conflit dans ce pays devrait perturber les exportations depuis la mer Noire». Son rapport prévoit aussi une diminution de 3 Mt des exportations russes, «car le transport maritime devrait être gêné par le conflit et l'application de sanctions économiques». Des baisses qui devraient être compensées par un relèvement des exportations de blé australiennes et indiennes, la contraction des volumes échangés au niveau mondial n'atteignant que 3,6 Mt sur la campagne en cours. Autre phénomène atténuant la réduction des flux venant d’Ukraine et Russie, le coup de frein sur les importations, lié à une «moindre disponibilité des exportations venues de mer Noire et des prix plus élevés», selon le ministère américain. L'USDA mentionne de grands clients de ces deux origines comme la Turquie, l'Égypte ou l'Algérie. Côté maïs, les exportations ukrainiennes devraient être amputées de 6 Mt. En revanche, le rapport n'a pas modifié l'estimation pour la Russie.
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