«L’État doit autoriser moins de tirs dérogatoires» contre le loup, exhortent six associations de protection de la nature* dans un communiqué diffusé le 3 juillet, à l’issue de la réunion du Groupe national loup. Alors que la population lupine connaît une baisse de 1,6% en 2023 (à 906 individus), les ONG rappellent que «162 loups ont été tués lors de tirs légaux dérogatoires» l’année dernière. Ce qui constitue, selon elles, «un nombre record accompagné d’une hausse des destructions illégales». Les associations appellent l’exécutif à «respecter l’engagement pris» en 2020, lorsqu’il a relevé le plafond de destruction de loups à 19%: «revoir ce pourcentage à la baisse en cas de fléchissement de la population». «Cela doit être fait dès cette année, sans attendre la finalisation du prochain PNA» (Plan national d’action sur le loup, NDLR), exigent-elles. Elles martèlent enfin que le loup «ne peut pas être considéré comme dans un état de conservation favorable», car son seuil de viabilité est «estimé à 500 individus potentiellement reproducteurs (et non 500 individus comme souvent entendu)».
* Ferus, FNE, LPO, Aspas, Humanité et biodiversité, WWF
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