Concernant le loup, «les éleveurs et les préfets sont à bout», assène Pierre Morel-A-L’Huissier, député Liberté et territoire de Lozère, lors d’une conférence de presse le 13 décembre. Estimant que «la gestion doit s’effectuer au plus près du terrain», le député a donc déposé le 2 novembre dernier une proposition de loi visant à «faciliter les pouvoirs de police du préfet face aux prédations d’espèces animales protégées». Le texte proposer de confier aux préfectures la création d’un «schéma de protection départemental contre les prédateurs». En cas de danger, ce schéma autoriserait notamment les préfets à prendre «par arrêté toutes les mesures nécessaires pour faire cesser le danger, y compris l’abattage d’animaux protégés». La loi pourrait être défendue avant la niche parlementaire du groupe du député, prévue au printemps, alors que vingt-quatre autres députés et sénateurs issus des rangs des Républicains, du PS, du Centre ou même des communistes se joignent à lui pour préparer une action juridique sur le loup. Les plaintes auprès de la Cour de justice de la République, précise Pierre Morel-à-L’Huissier, pourraient même être déposées dès la mi-janvier contre Marc Fesneau et Christophe Béchu.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Agriculture régénératrice : des hectares et du brouillard
Importé en France au début des années 2020 par plusieurs grands groupes, le concept d’agriculture régénératrice est…
Vin/jus de fruit : Famille Perrin rachète le fabricant de jus Alain Milliat
Famille Perrin, à la tête de vignobles en Vallée du Rhône, Provence et Californie, rachète le spécialiste du jus de fruit…
Installation : « sursaut » des installations aidées en Bretagne
Après trois années de baisse, la Bretagne a connu en 2025 un « sursaut » de ses installations, avec 479…