À l’occasion du congrès du maïs à Orléans, le 18 novembre, la section spécialisée semences de l’AGPM (producteurs, FNSEA) a présenté une étude à horizon 2030 sur les scénarios d’évolution des importations de semences de maïs ukrainiennes, qui ont fortement augmenté depuis l’équivalence sanitaire accordée par l’UE en 2021. Dans les scénarios de statu quo et d’intégration à l’UE, les exportations augmentent respectivement de 73 % et 133 %, tandis que, en cas de victoire de la Russie, les exportations baisseraient de 41 %. Dans les deux premiers scénarios, les surfaces françaises reculeraient de 8 000 et 14 000 ha – elles sont actuellement d’environ 60 000 ha. En charge de l’agriculture au Crédit agricole Ukraine, Alexandre Tchesnakoff a confirmé les velléités de croissance en Ukraine, avec un objectif affiché de doubler le tonnage d’ici 2030. L’AGPM Semences a rappelé sa demande de déclencher une clause de sauvegarde européenne, à la suite de l’augmentation importante des importations ukrainiennes – une proposition qui n’a pas encore été soutenue par le ministère de l’Agriculture. Le directeur adjoint de Syngenta France, Xavier Thévenot, s’est voulu rassurant : « Nous voyons davantage l’Ukraine comme un concurrent de la Roumanie et de la Hongrie. La France va garder son leadership. » Il a toutefois indiqué qu'elle devait se libérer de certains «boulets» réglementaires.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Agriculture régénératrice : des hectares et du brouillard
Importé en France au début des années 2020 par plusieurs grands groupes, le concept d’agriculture régénératrice est…
Vin/jus de fruit : Famille Perrin rachète le fabricant de jus Alain Milliat
Famille Perrin, à la tête de vignobles en Vallée du Rhône, Provence et Californie, rachète le spécialiste du jus de fruit…
Installation : « sursaut » des installations aidées en Bretagne
Après trois années de baisse, la Bretagne a connu en 2025 un « sursaut » de ses installations, avec 479…