À l’occasion du congrès du maïs le 18 novembre, la filière maïs semences s’est inquiétée de la réémergence du virus MRDV (virus du nanisme rugueux sur maïs) dans le sud-ouest, qui n’avait plus été rencontré en France depuis une vingtaine d’années, et contre lequel les producteurs n’ont plus de moyens de lutte chimique. Selon la section semences de l’AGPM (producteurs, FNSEA) ce sont environ 6 000 ha qui ont été touchés cette année par cette maladie, transmise par la cicadelle brune. La zone la plus touchée est le sud de l’Aquitaine. Si les effets sur le volume national produit ne sont pas significatifs, les impacts sur les fermes touchées peuvent être importants, et l’absence de moyens de défense inquiète – essentiellement la filière semences, car la maladie a moins d’incidence en filière de consommation. D’après le président de la FNPSMS (filière) Pierre Pagès, les dégâts peuvent aller jusqu’à 60 % sur certaines parcelles, sans molécule efficace connue. « Nous n’avons identifié aucun moyen de lutte, et nous essayons de comprendre quels sont les facteurs de sa réémergence. » L’institut technique Arvalis est actuellement en cours de recherche de molécules en dehors de celles autorisées en France sur cette culture. Par ailleurs, le président de la FNPSMS s’attend à des « surfaces stables, en légère hausse ». « La campagne passée montre que l’eau va être déterminante », estime Pierre Pagès. Et de pointer le cas de la Roumanie, qui a perdu 70 % de sa production depuis deux ans à cause de difficultés d'accès à l'eau.
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