Taïwan a accusé Pékin le 21 août d'avoir «suspendu arbitrairement» les importations de mangues taïwanaises, rapprote l’AFP. «Conformément à la législation, à la règlementation, et aux normes sanitaires en vigueur en Chine continentale, la décision (…) a été prise en s'appuyant sur des données scientifiques par mesure de précaution en termes de biosécurité», aurait justifié Zhu Fenglian, porte-parole chinois du département responsable des relations avec Taïwan, cité par l'agence officielle Xinhua. Pékin avance comme raison principale, la présence de cochenille dans les fruits. Cet embargo intervient alors que la Chine, irritée par les escales du président taiwanais aux Etats-Unis, a lancé samedi 19 août, des manœuvres militaires autours de l’île. Pour le ministère taïwanais de l'Agriculture il s’agit d’une nouvelle violation des règles internationales. Il a appelé au dialogue pour négocier une «solution raisonnable». Ce n’est pas la première fois que Pékin utilise comme arme diplomatique la menace d’embargo contre des importations taïwanaises de produits agricoles. Ce fut déjà le cas en 2021 concernant l’ananas, la Chine arguant aussi à l’époque de risques phytosanitaires. Similairement, après la visite à Taipei de Nancy Pelosi, à l’époque présidente de la Chambre des représentants au Congrès américain, certains fruits avaient été mis sous embargo par les autorités chinoises.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Loi d’urgence et eau : l’Assemblée suit finalement le gouvernement
Après de sévères revers en commission sur les dossiers liés à l’eau, le gouvernement est parvenu à rétablir la version…
Négoce : Frédéric Gaudin nommé président de NégoA
Dans un communiqué paru le 21 mai, NégoA (entreprises de négoce) annonce l’élection de Frédéric Gaudin, 45 ans, dirigeant…
Engrais : en congrès, l’AGPB presse Genevard
Réunie en congrès, l’AGPB (producteurs de blé, FNSEA) craint une hausse significative des surfaces mises en jachère lors de…