Pour l’utilisation des néonicotinoïdes en enrobage de semences de betteraves, «une dérogation pour 2023 est à venir, je l’espère», a indiqué le 8 décembre le ministre de l'Agriculture lors de l’Assemblée générale de la CGB (betteraviers). Concernant 2024, «il nous appartient dans les six prochains mois de clarifier la situation», a poursuivi le ministre, alors que les décisions d’assolement seront prises l’été avant les semis. Au sein de la CGB, on le sait déjà, «une nouvelle dérogation pour 2024 devra passer par l’Assemblée nationale». Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, semble elle-même douter de la possibilité d’une victoire politique: face à la nouvelle composition de l’hémicycle, «quelle rationalité pourrait-on avoir pour faire passer ce sujet-là?», s’est-elle interrogée devant les betteraviers. Une analyse partagée par Loïc Prudhomme, député LFI à l’initiative d’un colloque sur les pesticides le 8 décembre, qui confirme à Agra presse que le prolongement de la dérogation par une nouvelle loi «sera une affaire différente», au vu du nombre de députés obtenus par la Nupes.
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