Lors d’une réunion du comité de surveillance des néonicotinoïdes le 14 janvier, le ministère de la Transition écologique et l’OFB, avec le soutien des ONG, auraient indiqué leur souhait d’avoir des dérogations régionales au cas par cas pour 2023, en fonction du risque local de jaunisse sur betterave. La mesure avait été déjà évoquée pour 2022, mais «nous n’avions pas encore les résultats du PNRI [programme de recherche, Ndlr] ni un soutien aussi clair», analyse François Veillerette, porte-parole de Générations futures. Pour Nicolas Rialland, directeur général de la CBG, «la régionalisation risque de créer des distorsions entre producteurs». «L’esprit de la loi n’était pas d’avoir une dérogation dégradée année après année avec de nouvelles contraintes», estime le représentant des betteraviers. Plusieurs aspects de la dérogation, poursuit-il, sont encore en cours d’examen, dont «les données sur les réservoirs viraux ainsi que le modèle de prévision météo qui permet de modéliser l’arrivée des pucerons et d’anticiper la pression». Le gouvernement devrait soumettre un projet d’arrêté à consultation publique d’ici la fin décembre, avant un vote en comité de surveillance prévu pour la mi-janvier. En assemblée générale, début décembre, Marc Fesneau a confirmé «espérer» une dérogation pour 2023, sans préciser sa position sur une éventuelle régionalisation.
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