Dans un nouveau courrier daté du 2 février au p.-d.g Philippe Mauguin, le syndicat Sud estime que la participation de l’Inrae au vote sur la nouvelle dérogation accordées aux néonicotinoïdes est «très contestable». En raison de sa «compétence», reconnaît le syndicat, l’institut a bien une place au sein comité de surveillance instauré par un décret de fin 2020, chargé d’éclairer la décision publique. Mais l’Inrae devrait se contenter de publier «des notes d’informations scientifiques rendues publiques, soigneusement sourcées». Or en proposant au conseil de surveillance des rapports «sans nom d’auteurs» et «sans références bibliographiques», tout en se prononçant lors des votes, «l’Institut offre alors le flanc à la critique d’un possible défaut d’impartialité et de pluralité», regrette Sud. D’autre part, poursuit le courrier, l’Inrae aurait pu s’autosaisir et «apporter au conseil de surveillance des informations qu’il ne sollicite pas nécessairement», notamment sur la biodiversité. En conclusion, le syndicat demande «des clarifications sur le positionnement de la direction de l’Inrae» au sein de ce comité de surveillance.
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