Alors que la pluie devrait faire son retour ce week-end dans le nord de la France, les céréales ne semblent, pour l’heure, pas été affectées par le manque d’eau. « Dans notre région, la plupart des sols sont des terres profondes avec une réserve suffisante », rappelle Maxime Thuillier, responsable de la collecte au sein de la coopérative Unéal (Pas-de-Calais). « Les blés tendres présentent un bel indice de végétation, sans maladie fongique. Le potentiel est là. » Idem pour les orges d’hiver. Ces dernières ont vu leurs surfaces reculer de 10 à 15 % : « Nous ne comprenons pas trop pourquoi, car les débouchés et les résultats économiques sont là. » Parmi les hypothèses envisagées : la date de récolte, anticipée de deux à trois semaines par rapport au blé, pourrait freiner certains producteurs dont l’agenda est déjà bien chargé à cette époque avec les cultures industrielles. Si la plaine est plutôt belle, Maxime Thuillier émet toutefois une crainte : « l’impact possible du gel qui a sévi pendant la floraison des colzas ». Les parcelles étant encore en fleurs, il est difficile d’en mesurer aujourd’hui les éventuelles conséquences. Côté cultures de printemps, la levée des pommes de terre et des maïs est en cours. À noter la hausse des surfaces de maïs grain, de 10 à 20% ; une culture qui pèse 25 % des volumes totaux de maïs collectés par la coopérative. La sole en maïs fourrage est, elle, stable. (Anne Gilet)
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