Réagissant au contenu du 7e programme régional de lutte contre les nitrates (PAR 7) breton, dévoilé hier dans nos colonnes, Eau et rivières de Bretagne estime que les mesures sur le reliquat post-absorption (RPA) «sont plutôt intéressantes». Mais, que l’arrêté préfectoral mettant à jour le PAR au fil des ans «est de plus en plus compliqué», avec des mesures qui «deviennent ingérables pour les agriculteurs». L’association regrette que le texte s’intéresse à limiter les fuites plutôt que les apports d’azote. «Il suffirait d’avoir, dans toutes les zones vulnérables, une limitation de l’azote "total" sur la ferme- c’est-à-dire une limitation qui comprenne non seulement l’azote organique mais aussi l’azote minéral, ce qui n’est pas le cas actuellement. Et, on pourrait mettre des mesures de reliquats pour les fermes où il y a des risques de fuite ou des enjeux particulier. Ça serait des mesures suffisamment simples et efficaces», indique la chargée de mission Estelle Le Guern. Également interrogée pour une réaction, la FRSEA n’a pas répondu à nos sollicitations. Selon nos informations, le PAR7 breton devrait être mis en consultation publique en février, pendant un mois. D’ici là, la chambre d’Agriculture régionale et l’Agence de l’eau Loire-Bretagne doivent rendre leur avis. L’Autorité environnementale s’est déjà acquittée de cette tâche (voir par ailleurs).
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