Dans une note publiée le 19 décembre, l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) retient certaines limites aux évolutions apportées à l’algorithme du Nutri-score. L’agence a évalué la cohérence de ces changements avec les recommandations nutritionnelles, notamment les objectifs du PNNS (programme national nutrition santé). Elle relève plusieurs écueils. Premièrement, le nouvel algorithme discrimine moins les produits en fonction de leur teneur en fibres et «s’écarte ainsi de l’objectif du PNNS d’inciter le consommateur à "aller vers les féculents complets" et "si nécessaire, les produits semi-complets"». Ensuite, il n’oriente pas les consommateurs vers des produits avec «certains nutriments dont les apports sont insuffisamment couverts dans la population», comme la vitamine D ou l’acide alpha-linolénique, présent dans les oléoprotéagineux. Pour les boissons, l’Anses estime qu’il «conviendrait de tenir compte davantage des nutriments d’intérêt (vitamines, minéraux) susceptibles de mieux discriminer entre eux les laits, les jus de fruits et les sodas». Enfin, elle souligne que, dans le cadre d’un arrêté à paraître, il serait souhaitable de préciser la catégorie «viande rouge et ses produits dérivés». Ces produits seront désavantagés par les nouvelles règles par rapport à d’autres produits protéinés.
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