Le syndicat des fabricants de lait liquide (Syndilait) critique le transfert du lait dans la catégorie «boisson» du Nutri-score après la révision de l'algorithme soumise par le comité scientifique international sur le Nutri-score, le 25 avril. «Le lait est avant tout un aliment», revendique le président de Syndilait, Éric Forin. Avec les changements proposés, le lait se retrouve dans la même catégorie que l’eau ou les jus de fruits. Or, «boire du lait au petit-déjeuner, ce n’est pas pour s’hydrater», argumente celui qui est aussi directeur général de Candia, en citant aussi l’usage du lait comme ingrédient en cuisine. Le lait est «l’une des protéines les moins chers du marché», plaide le vice-président de Syndilait, Emmanuel Vasseneix. Le président-directeur général de la Laiterie Saint-Denis de l’Hôtel (LSDH) craint que ce changement augure de «nouvelles taxes sur le sucre» et donc le lactose. Il affirme cependant que les laiteries continueront d’afficher le Nutri-score sur leurs emballages. «C’est aussi une information consommateur qui a des bienfaits», note-t-il. Les laits écrémés et demi-écrémés seront en majorité classés B, tandis que le lait entier sera classé C, soit une place en dessous de la classification antérieure (généralement A pour le lait écrémé et demi-écrémé et B pour le lait entier).
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