Pour 46% des industriels de l’alimentation animale, la «fragilité» de leurs clients éleveurs constitue un «facteur déterminant pour l’avenir» du secteur, apprend-on dans une enquête diffusée lors de l’assemblée générale du Snia (fabricants), le 25 mai à Paris. Une part plus importante encore (57%) s’inquiète pour la «rentabilité de l’activité», en lien direct avec le recul des productions animales, et donc de la production d’aliment. En 2022, la production française d’aliments composés a accusé une baisse «historique» de 6,6% (à 19,2 Mt), en raison de l’épizootie d’influenza aviaire et de la décapitalisation dans les secteurs bovin et porcin. «Une baisse de volume, c’est une baisse de rentabilité, car nos outils sont conçus pour faire du volume», a insisté le président du Snia François Cholat. «Cette décroissance de l’élevage, et les importations qui progressent en compensation, ce n’est pas acceptable», a-t-il martelé. D’après l’enquête du Snia, 39% des adhérents interrogés se disent aussi inquiets pour leur capacité à investir, quand 25% pointent le «cadre réglementaire». Enfin, 21% des fabricants s’inquiètent d’autres sujets, dont les difficultés de renouvellement des générations en agriculture.
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