« Je le dis: le Copa-Cogeca (syndicats d'agriculteurs et coopératives de l’UE, NDLR), pour certains, ne défend plus les agriculteurs et je m’en désole », a lancé en plénière à Strasbourg, l’eurodéputé PPE (droite) Céline Imart, le 7 octobre. A la veille du vote du Parlement européen sur la mise à jour du règlement OCM proposée par la Commission européenne pour préserver le revenu des agriculteurs, les débats se focalisent en particulier sur l’obligation de contrats écrits pour toute transaction entre un agriculteur et son premier acheteur. Céline Imart dénonce une « levée de bouclier venue des coopératives (…) m’accusant d’être leur ennemi déclaré ». Heureusement, se félicite-t-elle, « d’autres syndicats d’agriculteurs de plusieurs pays européens (France, Italie, Espagne notamment) ont fait entendre une voix dissonante en appelant à soutenir les compromis du texte ». Au Parlement européen – et au sein même du groupe PPE – les élus sont très divisés sur cette question. Des eurodéputés allemands, belges et irlandais issus des groupes PPE et Renew (centre) ont déposé un amendement qui conteste le caractère obligatoire des contrats écrits préférant accorder de la flexibilité aux pays dans le choix de les utiliser ou non. Les Etats membres ont, de leur côté, déjà adopté leur position sur cette question se prononçant pour l’introduction d’exemptions (en dessous d’un seuil de 20 000 €) et de clauses de révision.
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