Le Comité national d'action et de défense des aviculteurs (Cnada) a fait connaître au CNPO (interprofession de l’œuf) sa désapprobation de la taxe interprofessionnelle qui s’impose en principe aux petits conditionneurs d’œufs depuis l’extension du nouvel accord de financement de l’ovosexage, apprend-on du président de ce syndicat, Patrick Mille. Calculée à l'oeuf (39 centimes les 100 œufs), « la CVO nous revient entre 1,20 à 1,50 euros par poule alors que l’ovosexage revient à 88 centimes » aux accouveurs, fait-il valoir auprès d’Agra Presse. « On préfèrerait payer directement par poule mise en place » aux accouveurs, conclut-il. Quant à la répercussion du coût de l’ovosexage sur le consommateur, les petits conditionneurs sont défavorisés selon lui. « En vente directe, contrairement aux conditionneurs qui livrent la grande distribution, on a du mal à répercuter le coût de la cotisation dans le prix de vente », souligne-t-il, évaluant le surcoût par œuf à 4 centimes. Patrick Mille craint que certains de ses adhérents conditionneurs, qui élèvent entre 250 et 5 000 poules, ne décident de ne pas régler la cotisation. Le Cnada entend défendre les intérêts de ces éleveurs au CNPO où deux délégués le représente.
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