«Nous avons atteint depuis trois ou quatre ans l’équilibre dans la filière entre cédants et candidats à l’installation en ovin viande», se félicite Patrick Soury, président de la section ovine d’Interbev. Selon les chiffres de l’Idele, cet équilibre se traduirait par le départ de 500 éleveurs possédant plus de 50 brebis chaque année, pour 500 installations. «Nous marquons cependant le pas en termes de nombre de bêtes, puisque les jeunes s’installent avec des cheptels réduits», note Patrick Soury, alors le cheptel ovin serait en recul de 3% en 2021 par rapport à la moyenne 2016-2020 (chiffres FranceAgriMer). À l’heure où le gouvernement planche sur une loi et un plan dédiés à l’installation, la filière ovine «a subi la problématique de la transmission bien avant les autres», rappelle Patrick Soury. C’est d’ailleurs pour répondre à ces enjeux qu’Interbev avait créé les Ovinpiades, qui fêteront leur dix-huitième édition lors du prochain Salon de l’agriculture. Côté économique aussi, «les cours n’ont jamais été aussi hauts», poursuit Patrick Soury, signalant toutefois la hausse concomitante des coûts de production. Surveillant de près les risques d’installations «éphémères» en ovin, Patrick Soury estime que l’accès au foncier sera la clé pour sécuriser les transmissions dans l'ensemble du secteur, tout comme «la garantie d’un vrai niveau de revenu».
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