Dans un communiqué du 30 janvier, la section ovine de la Coordination rurale appelle l’État à constituer un « stock stratégique » de vaccins contre la clavelée, une maladie exotique qui touche les ovins et caprins. Bien que cette maladie soit absente des élevages français, la CR veut être « capable d’intervenir dès les premiers cas » si besoin. Le syndicat exige aussi « une veille sanitaire renforcée immédiate, aux frontières comme sur le territoire ». « Nous refusons de revivre un scénario identique à celui de la FCO » (fièvre catarrhale ovine), martèle la Coordination rurale, estimant que « l’impréparation de l’État [face à cette maladie] a conduit à une crise sanitaire et économique majeure ». La France est « indemne de clavelée depuis 1964 », rappelle la CR, mais la maladie est présente en Europe, avec plus de 1 700 cas depuis le 1er juillet 2025. Selon la plateforme française ESA, la Grèce est le premier pays touché (1 500 foyers), suivie par la Roumanie, la Bulgarie et la Serbie. Provoquée par un virus de la famille des Capripoxvirus, la clavelée touche les ovins et caprins, mais pas les humains. Contagieuse et potentiellement mortelle (jusqu’à 80 % pour les agneaux), elle est classée en catégorie A par la réglementation européenne (éradication obligatoire et immédiate).
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