Évoquant la réforme de la Pac et les difficultés possibles de son financement national, lors d'une rencontre avec la presse le 4 février, le président du conseil régional de Bretagne, Loïg-Chesnais Girard, a fait part de son souhait de fixer des « ambitions en termes de quantité et de qualité ». Après que le président de la République a proposé, la veille, de fixer « des objectifs de production au niveau européen, filière par filière », Loïg-Chesnais Girard souhaite quant à lui des objectifs régionaux : « Il faut modéliser le climat, les sols, et le bol alimentaire d'ici 2030, 2040, et 2070, et se donner des objectifs de production. Cela permettra d'orienter les investissements. » L'élu breton souhaite également que des quotas d'émissions de GES soient travaillés par région de manière différenciée, « en fonction des capacités productives de chaque région ». Ce faisant, il critique la déclinaison régionale de la stratégie nationale bas carbone (SNBC), qui implique selon lui, pour la Bretagne, de « baisser de 43 % le cheptel, alors que l'on sait que l'on continuera de faire de l'herbe en Bretagne à l'avenir et que ce sera plus difficile dans le sud de la France ». La loi impose de « prendre en compte » la SNBC dans les Sraddet (schémas régionaux de développement).
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