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Palmipèdes : l'Anses recommande de ne pas utiliser leurs graisses pour la friture

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Saisie par la DGAL (ministère de l'Agriculture) sur les dangers liés aux dépassements de l'indice de peroxyde des graisses, l'Anses a publié récemment un avis qui ne permet pas « de qualifier en termes de santé publique le risque associé au dépassement de la valeur » inscrite dans la réglementation européenne. Toutefois, l'Anses recommande aux consommateurs « de ne pas utiliser les graisses de palmipèdes pour la cuisson en bain d’huile », car elles favorisent la formation des produits secondaires d'oxydation ; aucune précision n'est apportée dans le cas particulier des pommes de terre sarladaises. L’Agence rappelle aussi aux professionnels qu'il existe « des moyens de maîtrise de l’oxydation des graisses de palmipèdes » (exposition à l'oxygène, températures de fonte, nettoyage...), qui leur permettent « de se conformer au seuil réglementaire ». L'Anses avait été saisie, car « des résultats dépassant ces seuils sont périodiquement signalés à la DGAL », laquelle n'avait pas « identifié de source bibliographique permettant de qualifier de dangereuses » ces graisses dépassant les seuils réglementaires. L’analyse de la littérature de l'Anses a bien permis d’identifier des substances produites dont il « convient [de] maîtriser la présence pour limiter les dangers associés à la consommation de graisses les contenant ». Toutefois, le niveau de risque n'a pas pu être évalué, qui nécessiterait une meilleure connaissance des procédés et des graisses en question.