Le panier anti-inflation sur lequel travaille le gouvernement avec les enseignes de la grande distribution est «un gadget» et la solution à l'inflation alimentaire n'est «pas sur un panier aussi petit et mal défini», a tancé mercredi auprès de l'AFP l'UFC-Que choisir. «Comment 50 produits pourraient répondre à la diversité des besoins selon les types de consommateurs?», a relevé le 8 février auprès de l'AFP Olivier Andrault, chargé de mission agriculture/alimentation pour l'association de consommateurs. Une grande surface peut compter «plusieurs centaines de milliers de références», a-t-il souligné. En outre, a expliqué M. Andrault, ce panier est constitué sur la base du volontariat des enseignes et les engagements sont faibles quant au prix des produits composant le panier. «En l'absence de définition règlementaire sur ces prix, un prix prétendument +cassé+ pourrait n'être que le prix habituel. Il n'y a pas d'engagement sur une absence d'évolution des prix, et pas non plus sur le niveau de comparabilité entre produits, seul moyen d'assurer la concurrence entre enseigne et la modération des marges», tance M. Andrault. «Si tel distributeur met un engagement sur 1 kg de spaghettis et l'autre sur 250 g de coquillettes, comment les comparer?», regrette-t-il.
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