En cas d’arrivée de la peste porcine africaine (PPA) en France, l’Anses préconise, dans une étude publiée le 12 décembre, de «placer des barrières afin de renforcer la fragmentation de l’habitat», puis d’«abattre systématiquement les sangliers présents dans la zone infectée». Une deuxième étape qui surviendrait «une fois que la maladie serait circonscrite dans une zone et que le nombre de contaminations deviendrait plus faible». Comme le rappelle l’agence sanitaire sur son site web, «cette méthode a permis d’éradiquer la peste porcine africaine en Belgique et en République tchèque». Dans son étude (document en anglais), l’Anses a modélisé la propagation de la PPA chez les sangliers dans deux zones: la frontière franco-belge (où la maladie était présente au moment du lancement de l’étude) et les Pyrénées-Atlantiques (où sont élevés de nombreux porcs en plein air). Conclusion: en freinant le déplacement des sangliers, «la fragmentation des territoires est déterminante pour ralentir la propagation». La maladie se dissémine donc moins vite à la frontière franco-belge, une zone «très morcelée, avec un territoire coupé par des routes et des villes». En revanche, la circulation de la maladie y durerait plus longtemps (2,6 ans en moyenne contre 1,6 an dans les Pyrénées-Atlantiques), avec un risque accru de transmission en élevage.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Agriculture régénératrice : des hectares et du brouillard
Importé en France au début des années 2020 par plusieurs grands groupes, le concept d’agriculture régénératrice est…
Vin/jus de fruit : Famille Perrin rachète le fabricant de jus Alain Milliat
Famille Perrin, à la tête de vignobles en Vallée du Rhône, Provence et Californie, rachète le spécialiste du jus de fruit…
Installation : « sursaut » des installations aidées en Bretagne
Après trois années de baisse, la Bretagne a connu en 2025 un « sursaut » de ses installations, avec 479…