Beyrouth a accusé le 4 février Israël d’avoir vaporisé du glyphosate du côté libanais de la frontière, où l’ONU s’était inquiétée de l’impact de cette pulvérisation sur les terres agricoles et sur la population à long terme. Plus d’un an après la conclusion d’une trêve entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, les zones frontalières côté libanais sont largement désertées et les frappes israéliennes restent fréquentes. L’armée israélienne affirme viser principalement des membres du Hezbollah ou ses infrastructures. Après avoir collecté des échantillons de terre dans le secteur, les ministères de l’Agriculture et de l’Environnement ont dit avoir détecté du glyphosate, s’inquiétant des «dégâts causés à la production agricole» et à la «fertilité du sol». Dans un communiqué commun, ils affirment que certains échantillons avaient une concentration de glyphosate "entre 20 à 30 fois supérieure à la moyenne" dans la région. Le président libanais Joseph Aoun a dénoncé «une violation flagrante de la souveraineté libanaise et un crime environnemental et sanitaire». Sollicitée par l’AFP, l’armée israélienne n’a pas commenté dans l’immédiat.
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