«Je ne peux que déplorer que le ministre de l'Agriculture ne soit pas là pour nous annoncer une bonne nouvelle», a déclaré Arnaud Delacour, le président du GIPT (interprofession de la pomme de terre), à l'occasion de son assemblée générale le 9 décembre. Depuis un an, les différentes organisations professionnelles de la filière «alertent» le gouvernement sur leurs difficultés, notamment les effets des sécheresses sur les rendements de cette culture très rarement irriguée. Dernière difficulté en date: la concurrence des autres grandes cultures, qui menacent d'entamer les surfaces implantées et de mettre en difficulté les outils industriels. Les professionnels demandent en particulier une aide couplée à 400 €/ha pour «passer le cap», a expliqué la vice-présidente du GIPT Marie-Laure Empinet (Roquette). «Les surfaces prévisionnelles pour l'an prochain sont en chute, autour de 16 000 hectares, contre environ 20 000 hectares cette année. C'est complètement insuffisant», glisse à Agra Presse le président de la coopérative de Vecquemont, Olivier Brasset. L'assemblée générale de la coopérative féculière doit se tenir le 14 décembre, où seront annoncés les prix de la prochaine campagne. Au-delà de ces frustrations, les professionnels déplorent des soutiens publics contre la flambée de l'énergie mal calibrés pour la filière.
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