La pluie en juillet devrait permettre de rattraper une partie du retard engendré par des plantations tardives de pomme de terre (de 15 à 20 jours) cette année, selon Francisco Moya, président du CNIPT contacté par Agra Presse: «C’est une relative bonne nouvelle. Il faut rester prudent : la campagne n’a pas encore commencé. Le gros des arrachages aura lieu en septembre, peut-être en octobre. On peut s’attendre à moins de chair ferme cette année. De plus, il faudra être attentif au taux d’écarts de tri». Selon un communiqué de l’UNPT de juillet, les plantations en pommes de terre de conservation (frais et industrie) s’élevaient à 156 940 ha (+2,9 %/2022). La filière espère des volumes plus importants, ce qui diminuerait la tension éprouvée cette année. Avec des volumes en recul de 10 à 15% sur 2022-2023, le marché du frais a été tendu au printemps et en été, par manque de stock. Cela a entrainé une fluctuation importante des tarifs et des achats en flux tendu, selon le président du CNIPT. La météo dans la moitié Nord du pays a été bénéfique à la consommation, affectant à la hausse les prix au détail. «Une tension similaire existe pour l’industrie au point qu’il a été nécessaire d’importer d’Espagne, ce qui est très inhabituel» s’étonne Francisco Moya.
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