On sait désormais qui révise unilatéralement des contrats d’achats de pomme de terre signés avec des producteurs. Il s’agit de l’industriel français Mousline. Selon un article du 16 juillet de nos confrères Terre-Net (repris de La Pomme de terre française), les agriculteurs livrant l’usine de Rosières-en-Santerre (Somme), propriété de l’opérateur, ont reçu mi-juillet un courrier leur signifiant la modification de leur contrat à prix fixe signé pour un, deux, ou trois ans. Jean-Luc Guyon, président du groupement de producteurs local, précise au média que « 90 % des volumes engagés leur seront payés au prix de contrat. Les 10 % restants et les 5 % de flexibilité seront eux moins payés et collectés au bon vouloir de l’industriel. La baisse globale sera d’environ 25 €/t ». Mousline justifie ce revirement dans le courrier en question par « un contexte économique difficile marqué par une baisse de la consommation et une renégociation à la baisse des prix de vente auprès de nos partenaires commerciaux ». L’UNPT avait alerté sur le fait « qu'un contrat signé engage les deux parties et ne peut être modifié sans accord mutuel ». De plus, les volumes contractualisés bénéficient d’une protection juridique, inscrite dans les dispositions Egalim.
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