Dans une question écrite au gouvernement, le sénateur Jean-Michel Arnaud (centriste, Hautes-Alpes) a dénoncé « la multiplication des réglementations environnementales propres aux zones Natura 2000 » et « l'absence de [MAEC] applicables » pour y répondre, rendant selon lui des vergers « inexploitables ». Ces contraintes « obligent une conversion » vers la bio, plaçant les producteurs de pommes et de poires dans des impasses techniques, estime l’élu. Pourtant, dans sa réponse six mois plus tard, le 8 mai, le ministère de l’Agriculture a fait valoir qu’une MAEC arboriculture existe et « permet de rémunérer le recours à des méthodes de lutte biologique et de limitation des utilisations d'herbicide ». Contactée par Agra Presse, la chambre d’agriculture des Hautes-Alpes confirme qu’une MAEC arboriculture existe « depuis 2023 », mais que, « compte tenu des contraintes, aucun arboriculteur ne l'a prise » dans le département. Sur décision régionale, « les arboriculteurs n'ont accès qu'à deux mesures, qui demandent en premier lieu la réduction de l'usage de l'eau », pointe-t-elle. Consterné par la réponse ministérielle, Laurent Gabet, vice-président de la chambre, partage à Agra Presse les deux engagements qu’il veut obtenir des autorités : « pas de restrictions [phytosanitaires] supplémentaires » et « une modification du zonage Natura 2000 pour en exclure les vergers ».
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