Dans un contexte de débouchés saturés pour les pommes de terre, l’UNPT (producteurs, FNSEA) appelle, dans un communiqué du 20 novembre, à « la lucidité individuelle et collective » dans la préparation des assolements 2026. « Rien ne permet d’annoncer que le marché français ou européen – en industrie comme en frais – sera en mesure de redémarrer en 2026 ni d’absorber une tonne supplémentaire sans tension », prévient le syndicat. Et de rappeler qu’« un hectare de pomme de terre mobilise plusieurs milliers d’euros avant même la première tonne récoltée ». « Les promesses de débouchés faciles n’existent pas », met en garde l’UNPT, « seul le marché réel doit guider les décisions » d’implantation. L’association spécialisée de la FNSEA exhorte à tirer les leçons de la campagne 2025 en pommes de terre de conservation, qui a vu la production augmenter « plus vite que la demande », avec 8,5 Mt (+13 % en un an), un niveau « record ». Après le retournement de la conjoncture au printemps, entre baisse des exportations et « désengagements commerciaux », la crise a touché tous les producteurs européens, provoquant à la nouvelle récolte un effondrement des prix sur le marché libre, « entre 5 et 15 €/t sur certaines cotations " industrie " européennes ».
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