Alors que les opérations consistaient jusqu’alors à distribuer des tracts ou poser des autocollants après des magasins de France, une vingtaine de défenseurs des animaux de L214 se sont postés ce 10 avril devant un Leclerc de Paris avec des cadavres de porcelets, pour dénoncer les « pratiques cruelles » d’élevages fournissant la filiale Kermené du distributeur. A la mi-mars l’association a porté plainte pour maltraitance dans huit élevages des Côtes d’Armor, suite à quoi deux enquêtes ont été ouvertes. Selon des vidéos et photos prises par ses enquêteurs en octobre et novembre 2024 pour dénoncer ces élevages, des cadavres de porcelets en état de décomposition avancée étaient abandonnés au milieu des animaux vivants. Ambre Bernard, chargée de campagne contre l'élevage intensif, dénonce aussi la coupe systématique des queues des porcelets sans anesthésie, le meulage systématique de leurs dents mais aussi le "claquage" au sol ou au mur utilisé pour tuer les porcelets jugés « non économiquement viables » ; des procédés autorisés seulement en dernier recours et s'ils ne sont pas systématiques. L214 fait pression sur le réseau E.Leclerc pour qu’il adopte les critères du Pig Minimum Standards (PMS).
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