Si les taxes douanières américaines auront un «impact marginal» sur les échanges de viande de volaille avec l'Union européenne - très faibles pour des questions de réglementation sanitaire -, les mesures de rétorsion de la Chine pourraient avoir comme effet indirect de renforcer l'industrie brésilienne et sa présence sur le marché européen, analyse Mohamed Bouzidi, responsable de l'analyse macroéconomique à l'Itavi (institut technique). «Les Etats-Unis étant exportateurs nets vers la Chine, notamment de co-produits (pattes, ailes), la Chine risque de se tourner vers le Brésil, qui pourrait profiter d'une meilleure valorisation de sa carcasse, et lui permettre de baisser le prix de ses filets en Europe». En raison de l'influenza aviaire, l'Union européenne est moins bien placée pour remplacer les Etats-Unis en Chine ; en Europe, la Pologne paraît la mieux placée. Des flux existent de l'UE vers les Etats-Unis qui concernent des marchés de niche : oeufs à couver (10 M€, surtout en provenance des Pays-Bas et de Belgique), viande de pigeon (3 M€, notamment en provenance d'Espagne) et viande de lapin (3,5 M€, surtout de Hongrie, Espagne et France).
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