Des députés de La France insoumise et du groupe écologiste ont déposé le 30 mai une motion de censure contre le gouvernement de François Bayrou, après le rejet tactique d’une proposition de loi Entraves par le bloc central et l’extrême droite, dénoncé comme une manoeuvre visant «à museler la représentation nationale». Déposée par 56 élus LFI et 2 du groupe écologiste, elle est la septième contre le gouvernement Bayrou. Elle sera soumise au vote des députés en début de semaine prochaine. 289 voix sont nécessaires pour son adoption. Elle a donc très peu de chance d’être adoptée, faute de soutiens y compris à gauche. Les socialistes et les communistes n’ont pas souhaité s’associer à cette motion de censure. «Ce sont les députés eux-mêmes qui ont voté la motion de rejet, pas le gouvernement. Ça n’a donc pas de sens ici de censurer le gouvernement», a expliqué à l’AFP une source au groupe socialiste. Elle sera examinée au plus tard mercredi. Après un délai de 48h suivant son dépôt, l’examen d’une motion de censure doit en effet avoir lieu «au plus tard le troisième jour de séance suivant», selon le règlement de l’Assemblée. Pour contourner les quelque 1.500 amendements écologistes et 800 LFI déposés, les partisans de la loi Entraves, ont eux-mêmes approuvé lundi une «motion de rejet» du texte. Il sera désormais examiné à huis clos par une commission mixte paritaire (CMP) de sept sénateurs et sept députés.
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