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Précarité alimentaire, malbouffe : les recommandations de l’Institut Montaigne (rapport)

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L’institut Montaigne a publié son récent rapport « Fracture alimentaire : maux communs, remède collectif », avec un groupe de travail co-présidé par Cécile Béliot, DG de Bel, Dominique Schelcher, p.-d.g. de Coopérative U et Bruno Vaquette, PDG de Sodexo France. Face à « une précarité alimentaire croissante » - 37 % des Français en insécurité alimentaire en 2023 contre 11 % en 2015 – et « une hausse préoccupante des choix alimentaires déséquilibrés», les auteurs appellent à « une mobilisation collective et à une répartition des responsabilités, celles-ci ne pouvant plus reposer uniquement sur les consommateurs ». Ils formulent plusieurs recommandations. Par exemple : tester jusqu’en 2027 un chèque alimentaire de 30 euros par mois pour les 4 millions de Français les plus modestes, exclusivement dédié à l'achat de fruits et légumes ; imposer la négociation d'un accord collectif avec les industriels commercialisant certains produits (biscuits sucrés et chocolats, céréales de petit déjeuner, pâtes à tartiner, viennoiseries et pâtisseries industrielles) pour atteindre un pourcentage à déterminer par produit, avec une taxe à payer sur les sucres en cas de non-respect (recettes fiscales estimées à 560 M € par an) ; revenir à un taux normal de TVA de 20% sur l’ensemble de ces produits (recettes estimées à 1,2 Md € d'euros par an).