Lors de l’examen du projet de loi de finances (PLF) pour 2026 en commission des Finances, les députés ont rejeté, le 22 octobre, deux amendements visant à atténuer les effets de la réforme des redevances des agences de l’eau, entrée en vigueur début 2025, pour les entreprises les plus affectées, notamment agroalimentaires. Le premier, défendu par le député Guillaume Kasbarian (EPR), proposait d’étaler sur cinq ans la hausse des redevances afin de « corriger les effets brutaux » de la réforme de 2024. Selon lui, certaines entreprises ont vu leurs redevances « exploser, parfois doubler, voire tripler », malgré une réduction de 42 % de leurs prélèvements d’eau depuis 1990. Le second, présenté par le député Charles de Courson (Liot), avec l’avis favorable du rapporteur Philippe Juvin (DR), visait à réintroduire des plafonds progressifs de volumes d’eau potable, débutant à 50 000 m3 en 2026, soit huit fois plus que le plafond antérieur, puis relevé progressivement jusqu’en 2030. « Cela permettra aux entreprises de l’agroalimentaire (…) d’absorber cette augmentation très importante progressivement dans un contexte économique particulièrement tendu », a soutenu M. de Courson. Ce bouclier tarifaire annoncé par Matignon en début d’année, qui devait plafonner les montants des redevances pendant trois ans afin d’amortir la réforme pour les industriels de l’agroalimentaire, n’a toujours pas vu le jour, regrette la Coopération agricole.
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