Interrogé par Agra Presse, le président de l’Institut de la commande publique, Jérôme Michon, qui conseille Agores (directeurs de la restauration collective) dans ses relations avec l’administration, estime que la notion de « distance utile », qui permet en Italie à un acheteur public de sélectionner des producteurs locaux, devrait inspirer le législateur français. « Il faudrait l’écrire de façon plus subtile », reconnaît-il. Sans limiter ouvertement les marchés publics alimentaires à un périmètre local, l’introduction d’un « objet de marché » pourrait limiter de fait ce dernier à certains produits agricoles soutenus par une politique agricole territoriale », souligne-t-il. Dans leur lettre adressée à Annie Genevard le 15 juillet, les présidents d’Agores, de France urbaine et de l’AMF (maires) suggèrent de réintroduire en droit français des critères de localisation qui autoriseraient des achats directs de denrées alimentaires sur des foires, des marchés ou des lieux de production « dès lors que ces produits entrent dans le champ de la loi Egalim » jusqu’au niveau du seuil européen (221 000 euros). « L’Italie a osé en 2020 », remarque Jérôme Michon.
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