Abonné

Sanitaire: inquiétudes à l'Anses, dont l'ex-d.g. n'a pas pu effectuer son propre intérim

- - 2 min

Des représentants des salariés et sources internes à l’Anses se disent inquiets et dénoncent un désaveu, après l’éviction « inédite » du directeur général Benoît Vallet, dont le mandat a pris fin mais qui souhaitait assurer son propre intérim, quelques mois après avoir défendu l’indépendance de l’agence sanitaire pendant les débats sur la loi Duplomb. La réunion du conseil d’administration (CA) vendredi 21novembre, sera l’occasion d’exprimer « une forte inquiétude pour la santé mentale des agents », a expliqué à l’AFP Nathalie Thieriet, représentante des personnels au CA. À la tête de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail depuis le 15 novembre 2022, M. Vallet a vu son mandat de d.g. expirer vendredi 14 novembre. Alors qu’il avait proposé d’assurer l’intérim jusqu’à la nomination d’un nouveau d.g., cet intérim a été confié à Gilles Salvat, qui dirige le pôle Recherche de l’agence, rapportaient le 7 novembre, deux dirigeants de l’association Robin des Bois, Jacky Bonnemains et Charlotte Nithart, membres du CA. « La décision a été prise par le cabinet du Premier ministre dont le directeur est M. Philippe Gustin, ex-directeur du cabinet de Mme Annie Genevard, ministre de l’Agriculture », affirmaient-ils. Sollicités par l’AFP, ni le ministère de la Santé, ni celui de la Transition écologique n’ont réagi. « M. Vallet et le personnel de l’Anses s’étaient montrés très réservés vis-à-vis de la loi Duplomb qui, dans sa version originelle envisageait de réduire les marges de manœuvre de l’Agence », a rappelé Robin des Bois.