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Santé/alimentation : une série d’études alerte sur la nocivité des aliments ultra-transformés

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Les aliments ultra-transformés (AUT) constituent une menace majeure pour la santé publique, selon une série de trois études publiées le 19 novembre dans The Lancet. Les auteurs, dont l’épidémiologiste Carlos Monteiro, créateur de la classification Nova, estiment que les preuves de nocivité sont désormais suffisamment solides pour justifier des politiques publiques ambitieuses. Partout, les AUT remplacent progressivement les régimes traditionnels composés d’aliments peu transformés. Aux États-Unis ou au Royaume-Uni, ils représentent déjà plus de la moitié des calories consommées. En s’appuyant sur une vaste littérature scientifique, les chercheurs établissent en outre un lien clair entre ce mode d’alimentation et de nombreuses maladies chroniques (obésité, diabète) ainsi qu’un risque accru de mort prématurée. Les chercheurs analysent également les stratégies des grands groupes de l’agroalimentaire (Nestlé, PepsiCo, Unilever, Coca-Cola, Danone, Fomento, Economico Mexicano, Mondelez et Kraft Heinz), les accusant d’avoir promu agressivement ces produits. À l’issue de leur analyse, les chercheurs concluent à la nécessité d’agir rapidement contre la consommation d’AUT, en interdisant notamment les publicités ciblant les enfants ou en taxant certains de ces produits. Dans le cadre de son plan de lutte contre les maladies cardiovasculaires, qui sera dévoilé le 16 décembre, la Commission européenne envisage justement d’introduire, d’ici 2026, une taxation des AUT.