La sécheresse « historique » en France se traduira par des coûts supérieurs aux 5,6 Md€ estimés pour celle de 2022 (comprenant l’agriculture), a déclaré la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, le 27 juillet. « Pour la sécheresse de 2022, ce coût avait été évalué à 5,6 Md€, dont 3,5 Md€ pour les seules fissures des maisons individuelles liées au retrait-gonflement d'argile, 1,1 Md€ de pertes de production agricole et une production hydroélectrique en recul de 20 % », a-t-elle rappelé. « Cette année, ces chiffres seront supérieurs », a-t-elle ajouté, en ouverture d'un Comité d'anticipation et de suivi hydrologique au ministère. Il faudra y ajouter les coûts liés aux feux de forêts en cours, et la nouvelle vague de chaleur annoncée cette semaine « va encore accentuer cette sécheresse déjà historique ». Alors que 62 départements sont au niveau « crise » concernant les restrictions d’usage de l’eau, la ministre a déclaré que « respecter les mesures de restriction n'est pas un choix, c'est un devoir. Si j'ai conscience des difficultés auxquels les agriculteurs font face, il n'est pas acceptable que les règles soient enfreintes ». La semaine dernière, la Coordination rurale avait appelé les exploitants à ne pas respecter les interdictions d'irrigation prises face à la sécheresse.
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