Le ministère de l’Intérieur a indiqué lors d’une audience de référé-suspension au Conseil d’Etat, le 8 août, que l’activité des Soulèvements de la Terre (SLT) ne devra cesser qu’une fois le mouvement définitivement dissout. La continuation du mouvement – qui se caractérise par l’absence de hiérarchie selon ses avocats- est donc suspendue au jugement au fond, pour lequel aucune date d’audience n’est encore arrêtée, et non au référé-suspension dont la décision sera rendue d’ici la fin de semaine. Ainsi, les membres des quelques 190 comités locaux de SLT devraient pouvoir participer aux prochaines actions prévues, comme le convoi de l’eau Sainte Soline-Orléans-Paris du 18 au 27 août, et l’appel Justice pour l’eau du 8 septembre à Niort. Même si le collectif venait à être dissout, il continuera d’exister sous d’autres formes, selon son porte-parole Basile Dutertre. «Le mouvement n’a jamais été aussi nombreux, massif et populaire que depuis l’annonce de sa dissolution par [Gérald] Darmanin. Aujourd’hui, il déborde complètement celles et ceux qui l’ont initié, et donc, dissolution ou pas, les comités locaux, les coordinations locales (…) vont prolonger leur combat et faire ressurgir l’esprit des Soulèvements de la terre de mille et une manière», a-t-il assuré à Agra Presse après l’audience.
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