Lors de la conférence de presse des résultats de la coopérative sucrière Cristal Union, le 10 juin à Paris, les dirigeants ont annoncé la création d’une caisse de péréquation il y a deux ans, qui regroupe aujourd’hui 100 M€, afin de pallier les éventuelles chutes des cours du sucre. Pour résumer, il s’agit d’une mise en réserve d’une part des résultats du groupe, « afin de stabiliser les revenus des planteurs de betterave », déclare Xavier Astolfi, directeur général de Cristal Union. Et l’avenir proche pourrait inciter le groupe coopératif à recourir à cet outil. Stanislas Bouchard, directeur général adjoint, rappelle que les cours européens sont « passés de 800 €/t en 2023-2024 à 550 €/t environ en 2025 », et qu’ils pourraient rester bas jusqu’à la fin de l’année. « Un rebond des prix est nécessaire, car le marché n’a pas intégré les hausses de coûts de production (énergie notamment). Les niveaux observés ne permettent pas de rémunérer les agriculteurs, ainsi que les sucreries les moins compétitives », complète-t-il. Alors que Cristal Union a proposé un prix de 41,44 €/t en 2024, ce niveau est susceptible de reculer cette année. « Le prochain exercice devrait être moins bon. Mais ce fonds de réserve peut permettre de relever le prix moyen de la betterave de 3 €/t à 7 €/t environ », précise Olivier de Bohan, président de Cristal Union.
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