L’accord de libre-échange entre des pays du Mercosur et l’Union européenne «ajouterait des désordres (...) aux désordres provoqués par les taxes douanières de Donald Trump» et n’est «pas un remède», a déclaré le 8 avril la ministre française de l’Agriculture Annie Genevard. «Le Mercosur était mauvais hier, il l’est toujours à mes yeux aujourd’hui pour des filières agricoles et agroalimentaires capitales pour notre pays», a-t-elle déclaré sur Radio J, interrogée sur la possibilité que l’opposition de la France à cet accord soit fragilisée au sein de l’Union européenne. S'exprimant plus largement sur la teneur de la riposte, elle a déclaré que «l'agriculture ne doit pas être la variable d’ajustement de cette riposte. Elle ne doit pas être pénalisée plus qu’elle ne peut l’absorber», a-t-elle défendu. Taxer le bourbon américain ou le soja qui nourrit les animaux européens pourrait ainsi soit susciter une riposte encore plus grande des Etats-Unis, soit toucher directement les marges des agriculteurs et les prix pour les consommateurs. «Il faut convaincre les consommateurs de regarder d’où viennent les produits et de privilégier chaque fois que c’est possible, une origine France», a-t-elle conclu.
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